découverte de la peau

Nous travaillons sur le rétablissement du microenvironnement des cellules afin de préserver et retrouver l’intégrité cellulaire.

découverte de la peau

D’une surface de près de 2 m2, cette enveloppe vivante est un tissu souple, résistant, extensible et imperméable qui se renouvelle constamment et nous protège des rayons UV, des micro-organismes mais aussi des chocs. Ses deux millions de pores contribuent à la régulation de la température du corps par la rétention ou l’élimination d’eau.

Il est donc indispensable d’en prendre soin et de la préserver.

structure générale

La structure cutanée est composée de trois couches successives : l’épiderme, le derme et l’hypoderme. On y trouve également les follicules pileux (poils) correspondant à une invagination de l’épiderme, qui continuent au niveau du derme profond et sont accompagnés des glandes sébacées qui sécrètent le sébum. Ce dernier est indispensable à la lubrification de la peau et à sa protection contre de nombreuses bactéries. Les glandes sudoripares représentent également des invaginations dans l’épiderme et le derme. La peau doit ainsi sa souplesse et sa résistance aux couches tissulaires qui la constituent.

l’épiderme

D’une épaisseur moyenne de 100 µm l’épiderme est stratifié et se renouvelle toutes les quatre semaines environ par l'élimination des cellules mortes superficielles. L’épiderme est constitué principalement de cellules vivantes, les kératinocytes, qui ont la particularité de se transformer progressivement au cours d’un phénomène appelé phénomène de kératinisation nécessaire à la formation de différentes couches de cellules ayant chacune leur spécificité : sur la face profonde de l'épiderme, au niveau de la jonction dermo-épidermique, les cellules de la couche basale (stratum basale ou germinatum) régénèrent continuellement le tissu épithélial kératinisé. En quelques semaines ces jeunes cellules migrent à la surface, s'aplatissent et se kératinisent. La dernière étape est celle du dessèchement de la couche superficielle (stratum corneum) qui élimine les cellules mortes par desquamation. Dans la couche basale, on trouve également d’autres types de cellules dont les mélanocytes responsables de la pigmentation de la peau.

LE DeRME

D’une épaisseur de 500µm à 1 mm, le derme est un tissu conjonctif assurant à la fois les fonctions de cohésion et de nutrition de la peau. Il adhère fortement à l'épiderme grâce à la jonction dermo-épidermique constitué de la membrane basale et de plusieurs couches de substances telles que les glycoprotéines, le collagène de type IV, la fibronectine. Cette jonction a une structure ondulée caractéristique des peaux jeunes.

Le derme contient le tissu fibrillaire protéique et est pourvu d'un important réseau de terminaisons nerveuses ainsi que d'une riche vascularisation lymphatique et sanguine. C'est dans cette zone que s'étend le réseau fibreux macromoléculaire de la peau, tissu constitué de collagènes, d'élastines, de glycoprotéines.

L’HYPODERME

Zone sous-cutanée, l’hypoderme est un tissu conjonctif lâche qui possède la même structure que le derme mais est de plus chargé en adipocytes (cellules graisseuses) sous formes d’amas (qui stockent les triglycérides).

C'est un matelas protecteur, isolant thermique et réservoir énergétique (lipides, acides gras).

VIEILLISSEMENT CUTANé

La peau vieillit lorsque ses cellules ne se régénèrent plus au rythme de leur destruction. Dès l'âge de trente ans le microenvironnement des cellules se détériore conduisant à une diminution de leur potentiel hydrique. Les cellules deviennent comme « atrophiées » et ne peuvent plus communiquer entre elles réduisant ainsi fortement leur activité. Les tissus perdent leur élasticité et leur pouvoir de réguler la diffusion gazeuse.

Le vieillissement cutané se manifeste tout d’abord par une réduction de l’épaisseur de l’épiderme liée à une diminution de la capacité de prolifération des kératinocytes. Puis, la couche cornée s’épaissit dans certaines zones liées à l’altération du processus de desquamation.

On observe également une diminution de la capacité de prolifération des mélanocytes entraînant leur diminution et donc une mauvaise protection vis-à-vis des radiations actiniques. De plus, leur capacité de prolifération diminue, ils se regroupent pour former les lentigos séniles (taches de vieillesses) ou disparaissent totalement donnant naissance à des taches achromiques. On assiste également à la diminution de la sécrétion sébacée entraînant un aspect desséché à la peau. Par ailleurs, la jonction dermo-épidermique s’aplatit et la peau se distend. Le gel de protéoglycane se modifie conduisant à une moindre capacité de fixation de l’eau. Les fibres d’élastines se raréfient et celles du collagène se fragmentent…

C’est pourquoi nous avons travaillé sur le rétablissement du microenvironnement des cellules afin de préserver et retrouver l’intégrité cellulaire..